Témoignages

NAPF constitue un lieu unique d’échanges et de travail opérationnel

Laurent Métral est P.D.G de CIC Ouest, banque régionale qui  couvre, pour le compte du groupe CIC,  23 départements sur les régions Centre et  Grand Ouest de la France. Il a un parcours dédié au CIC depuis 1991 et ce dans différentes banques régionales du groupe. Il a rejoint Nantes et CIC Ouest en Juillet 2005, il en est le  président depuis mai 2014, et NAPF en 2014, par affinités. Nantes étant une ville de réseau, il connaissait déjà beaucoup de membres de NAPF, ainsi que de très nombreux chefs d’entreprises.

 

1) Comment appréciez-vous l’orientation de NAPF vers les entreprises et la volonté de déploiement régional ?

C’est un virage stratégique incontournable car avec la baisse programmée des subventions des collectivités, la base d’adhérents doit être développée pour permettre à NAPF de garder des moyens suffisants à son développement.  NAPF constitue un lieu unique d’échanges et de travail opérationnel entre différents métiers qui, avant, ne se voyaient qu’entre eux (fédération locale des banques, instance des professionnels du droit ou encore des experts comptables…). Cela permet d’aller plus loin avec un fonctionnement plus fluide car intégrant dans le temps d’une même réflexion des intervenants de filières différentes. On trouve ainsi de meilleures solutions aux besoins des entreprises.

En complément des services des établissements bancaires, NAPF a su aussi innover en développant des outils spécifiques très utilisés. Les entreprises y trouvent aussi une vision parfois plus responsable et citoyenne de la finance. On dépasse ainsi le clivage de la simple relation banquier / client pour donner aux entreprises des leviers de place que chaque banque ne pourrait pas créer seule. Ces outils partagés sont liés à la qualité d’un travail en réseau entre institutionnels, experts, financiers et entrepreneurs.

Le territoire CIC Ouest couvre l’ensemble de la région Ouest et nous avons, dans notre quotidien, un vécu interrégional. Notre direction des grandes entreprises est commune à l’ensemble de la banque.  Dans ce cadre « naturel » pour nous, nous espérons une vocation Grand Ouest de NAPF.

Aujourd’hui, le périmètre géographique d’intervention de ce genre « d’outils » s’ouvre de plus en plus aux grandes régions. Par exemple, le pôle de compétitivité « Image et Réseaux » créé sur Rennes va aujourd’hui au-delà de la Bretagne et à Nantes plus particulièrement. Il se crée également des rapprochements intéressants au plan des universités. En unissant les moyens, Bretagne et Pays de la Loire, il y a une vraie opportunité d’augmenter nos expertises et notre capacité à peser. Ce développement de NAPF pourrait se faire dans un vrai esprit d’assembler les compétences sans volonté de pilotage unique de ce pôle développé à un endroit plus précis qu’à un autre. Il ne doit pas s’agir de Nantes ou de Rennes, mais bien de Nantes + Rennes sans aucun esprit hégémonique.

À nous de regarder comment articuler le dispositif pour ne pas multiplier les centres, mais trouver de vraies économies de moyens. Ex. Thématiques des Petits déjeuners à transposer d’un point à un autre ou encore la création d’outils et de méthodes, mis en commun sur différents lieux pour garder de la proximité.

On peut passer d’une thématique régionale à une autre professionnelle. Par exemple, l’Ouest compte de nombreuses grandes coopératives agricoles. Peu sont encore présentes, mais nous pourrions développer pour elles des thématiques spécifiques. C’est aussi une opportunité de croisements entre coopératives et industriels.

 

2) Que vous apporte l’implication de vos collaborateurs proches dans NAPF ? Y êtes-vous favorable ? Pourquoi ?

Comme tout club services, cela donne l’opportunité à nos collaborateurs de sortir de l’interne de l’entreprise; c’est une vraie ouverture d’esprit. Cela permet de voir des collègues et concurrents dans un cadre convivial, de mettre à jour des problématiques communes et susciter des réponses. Nantes est très ouverte vis-à-vis de ce type de démarche basée sur le partage d’expériences et de connaissances.

Cela permet aussi aux collaborateurs de participer à des groupes de travail avec de vrais objectifs  opérationnels. Cela peut représenter aussi, pour certains, un apprentissage du travail en structure projet, avec apport de compétences sur des sujets annexes de son activité principale.

C’est un vrai effort de réflexion sur deux interrogations majeures ; « Qui sommes nous collectivement ? » et « Que peut apporter la place financière aux Entreprises », ce que nous faisons peu avec nos clients qui nous connaissent. C’est un effort de pédagogie et d’explication des mondes de la banque et de la finance.

C’est aussi une marque de confiance à nos collaborateurs qui représentent leur banque dans une institution reconnue et performante.

 

3) Quel est le rôle des entreprises et des entrepreneurs dans une place financière ?

Il doit être d’orienter les actions à partir des besoins des entreprises et de proposer un effet miroir aux banques. Il se crée un effet miroir sur la vision que l’entreprise a du monde bancaire. NAPF apporte aux entreprises une vision globale et crée une remise en cause des pratiques habituelles.

 

NAPF permet de guider la place financière sur des actions difficilement réalisables par chaque banque séparément. Ex. P2RI. C’est le rôle des entreprises de nous remonter leurs besoins pas complètement couverts  par les offres classiques. Ainsi, nous avons travaillé avec Audencia et la Banque de France sur la RSE, ce même thème mené banque par banque n’aurait pas la même envergure et les mêmes résultats. Les DRO, Dirigeants Responsable de l’Ouest, travaillaient sur le sujet sans les banques, c’était se priver de compétences

 

4) Voyez-vous d’autres choses à dire sur la stratégie NAPF ?

NAPF crée plus de vision globale des différentes places financières, pour éviter à chacun de s’isoler sur son pré carré. Nous créons une vraie logique services. NAPF est un outil qui doit délivrer du concret, sinon, il existe beaucoup d’autres clubs. Les entreprises doivent venir chercher des informations, des conseils, des outils.

À nous d’alimenter tout cela.

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